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Le croustimoelleux de Martine Brunschwig- Graf

Une recette presque aussi célèbre que son auteur

Pour un moule à charnière de 26 cm de diamètre:

  • 400 g de chocolat noir
  • 150 g de beurre
  • 6 oeufs
  • 150 à 200 g de sucre
  • Quelques gouttes d’essence d’orange amère (ou 2 cs de rhum, pour parfumer)
  • Beurre et farine pour le moule

Préchauffer le four à 175° C. Beurrer et fariner le moule. Casser le chocolat et le faire fondre doucement, au bain-marie ou au micro-ondes. Laisser tiédir. Ajouter le beurre en pommade et bien mélanger. Casser les oeufs en prélevant 4 blancs. Les monter en neige avec une pincée de sel. Fouetter le reste des oeufs au batteur avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Parfumer le chocolat avec l’essence d’orange, puis ajouter les jaunes d’oeufs battus. Enfin, incorporer délicatement les blancs en neige. Verser l’appareil dans le moule et cuire 35 minutes à 175° C. Laisser tiédir avant de démouler.

Croustillant à l’extérieur, fondant à l’intérieur, ce gâteau peut se manger tiède ou froid, et il est encore meilleur le lendemain...


 

Pour un moule à charnière de 26 cm de diamètre:
  • 400 g de chocolat noir
  • 150 g de beurre
  • 6 oeufs
  • 150 à 200 g de sucre
  • Quelques gouttes d’essence d’orange amère (ou 2 cs de rhum, pour parfumer)
  • Beurre et farine pour le moule

Préchauffer le four à 175° C. Beurrer et fariner le moule. Casser le chocolat et le faire fondre doucement, au bain-marie ou au micro-ondes. Laisser tiédir. Ajouter le beurre en pommade et bien mélanger. Casser les oeufs en prélevant 4 blancs. Les monter en neige avec une pincée de sel. Fouetter le reste des oeufs au batteur avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Parfumer le chocolat avec l’essence d'orange, puis ajouter les jaunes d’oeufs battus. Enfin, incorporer délicatement les blancs en neige. Verser l’appareil dans le moule et cuire 35 minutes à 175° C. Laisser tiédir avant de démouler.

Croustillant à l'extérieur, fondant à l'intérieur, ce gâteau peut se manger tiède ou froid, et il est encore meilleur le lendemain...

To be used with a circular, dismountable cake mould
  • 400 g of dark / black chocolate
  • 150 g of butter
  • 6 eggs
  • 150 to 200 g of sugar
  • A couple drops of bitter orange or 3 tablespoons of rhum
  • Butter and flour for the cake mould

Pre-heat the stove to 175°C. - For the remainder of the cooking instructions, please try to guess or ask some french reading person!

 


Le moelleux de Martine Brunschwig-Graf

La Genevoise suit son étoile à Berne, ses engagements sur plusieurs fronts politique, humanitaire, culturel…

La recette a sa petite histoire. Parce qu’elle couronnait un menu mémorable du gouvernement genevois, réuni dans un chalet du Val d’Hérens vers la fin de son troisième et dernier mandat de Conseillère d’Etat, en 2005. Parce qu’elle a eu les honneurs d’une publication dans le livre anniversaire du Shop et qu’elle a même été filmée par la TSR à l’occasion d’un portrait de son auteur, les doigts dans le chocolat.

Des tablées de cinq, huit ou vingt personnes

Conseillère nationale libérale et ancienne conseillère d’Etat à Genève, Martine Brunschwig-Graf est une gourmande. Raffinée qui plus est, puisqu’elle a diminué la part du sucre, et retouché son moelleux à l’aide d’un soupçon d’essence d’orange. Fribourgeoise d’origine, elle a grandi dans la vieille ville, où ses parents géraient notamment un restaurant, mais ce n’est pas tant là qu’elle se familiarise avec l’usage des casseroles. Troisième d’une famille de huit enfants, elle cuisine depuis toujours pour les uns ou les autres: «Des tablées de cinq, huit ou vingt personnes», selon des principes simples d’égalité et l’idée qu’il n’y a pas de tâches réservées.

L’oeil bleu de chez bleu, la mèche blonde, elle est une silhouette familière, la douceur teintée d’humour de son sourire contrastant singulièrement avec la fermeté du caractère, la poigne et la vivacité de cette étonnante quinqua. Titine, comme la surnomment amicalement ses électeurs, demeure une figure populaire à Genève où elle a été la première femme à accéder au Conseil d’Etat et où elle a présidé le premier des partis, avant que celui-ci ne se déchire et ne songe à fusionner.

Son profil politique? Les Genevois le connaissent bien, au terme de trois législatures en sa compagnie, au cours desquelles elle s’est débattue avec les départements maudits dont personne ne veut (l’Instruction publique et les Finances). Il se trouve plutôt bien résumé dans la manière de trapèze (profil smartvote) figurant sur son site: beaucoup de libéralisation économique, pas mal d’ordre et de sécurité et un minimum de prise à l’état social, le tout étant compatible avec une grande ouverture vers l’étranger.

Lecture, musique et jeux électroniques

Libérale mais ouverte sur le monde, ancrée dans sa région mais curieuse des autres, individus, cultures, traditions ou croyances. «Avec les années, je m’intéresse davantage au fait religieux», note la présidente de la Fondation pour l’enseignement du judaïsme. Religion dans laquelle elle a été élevée, de manière assez atypique, étant de père juif et de mère catholique.

Cela dit, la dame cache pas mal d’autres ressources et facettes étonnantes, au détour d’un parcours exemplaire… Fan de jeux électroniques, de musique classique et de livres, elle a pris part, pour la troisième fois ce printemps, à la lecture publique de l’Iliade, dans son intégralité, parmi une centaine de personnalités qui se relayaient. Membre de la Société de lecture de Genève, la politicienne est allée récemment assister à une conférence d’Elisabeth Badinter, à qui elle voue une grande admiration et dont elle dit partager une certaine «vision du féminisme: antiquotas, refusant la victimisation des femmes, etc.»

Martine Brunschwig-Graf assume aussi, et ce n’est pas la moindre de ses occupations, la présidence du Bureau de l’Amiable Compositeur. Sous cet intitulé insolite, une actualité brûlante: cette instance de médiation intervient lors de conflits opposant le corps diplomatique à son personnel. La politicienne est aussi engagée depuis une vingtaine d’années pour la prévention de la torture: présidente de l’Association du même nom, elle a travaillé au protocole facultatif à la Convention pour la prévention de la torture, que le parlement devrait ratifier cet automne après une trentaine d’Etats.

L’ambition d’une vie après le gouvernement

Elle a essuyé à Berne le seul petit accroc de sa brillante trajectoire politique, sa non-élection au Conseil des Etats – «j’aimais l’idée d’approfondir les dossiers en passant par le Conseil des Etats» mais n’en nourrit pas moins l’ambition de vivre «une vie encore, après ses années au gouvernement genevois».

Une nouvelle vie qu’elle n’a pas choisie facile, puisqu’elle siège aujourd’hui dans les commissions des finances et des affaires étrangères. Et qu’on continue de lui pressentir – «de manière cyclique », sourit-elle – un destin au Conseil fédéral. «Il y faut tellement de critères, que l’on se pose la question uniquement lorsqu’ils paraissent tous réunis», répondelle en substance…

Véronique Zbinden

Article paru dans "Construire"